En uno de sus cuadernos de apuntes, José Martí analizó un célebre libro sobre sociología.

En el “Cuadernos de apuntes, 18”, del tomo 21 de las Obras completas de José Martí, edición de 1975, puede leerse este análisis sobre un libro de sociología:

“Esta es tal vez la clave del error sociológico: tomar como inferior una raza porque se la ve (porque está) en uno de los grados inferiores de su desarrollo.

Por ejemplo, esto que dice Letourneau, en La Sociologie: «Ce qui est plus certain, c’est que les couleurs vives, surtout le rouge, sont trés recherchées par nombre de races humaines inferieures.»¾

El niño por ejemplo, ama el rojo, y todos los colores vivos. Yo, de niño, adoré el morado, que aborrezco hoy, Candita, ayer, se ceñía al talle una cinta amarilla resplandeciente. Sólo los niños de prematura gravedad y tristeza, y de anormal aunque ventajoso desenvolvimiento, desaman los colores intensos. Pero el hecho es que el mismo individuo de una raza,¾el mismo niño,¾que en la niñez ama el rojo, va poco a poco desamándolo, o entibiando su preferencia, y llega en la edad madura a usarlo y estimarlo en su relación natural, y con posición lógica, con los demás colores.¾Debe decirse, pues, por ser lo comprobado, no que «las razas inferiores aman el rojo», sino que «las razas, en su estado inferior, aman el rojo»¾Y así se va, por la ciencia verdadera, a la equidad humana: mientras que lo otro es ir, por la ciencia superficial, a la justificación de la desigualdad, que en el gobierno de los hombres es la de la tiranía”.

El libro

La sociologie d’après l’ethnographie. Par le Docteur Charles Letourneau. Paris, G. Reinwald, Libraire-Éditeur. Rue des Saints-Pèrez, 15. 1884. (Bibliothèque des Sciences Contemporaines)

La frase citada por José Martí aparece en el siguiente párrafo:

“Ce qui est plus certain, c’est que les couleurs vives, surtout le rouge, sont très recherchées par nombre de races humaines infé­rieures. Le Néo Calédonien a la passion du rouge; il admire tout ce qui est de cette couleur (2) et la prodigue pour embellir les poteaux de ses cabanes, ses sculptures, ses statuettes, etc. (3). Même amour du rouge en Polynésie. A la Nouvelle-Zélande, il suffisait de peindre un objet en rouge, pour qu’il devînt «ta­bou» (4). Les plumes rouges avaient une extrême valeur aux Marquises, à Taïti, à Tongatabou (Marchand, Porter, Cook). A Taïti, les chefs même offraient leur femme au capitaine Cook en échange de ces précieuses plumos. On pourrait accumuler bien des faits de ce genre; contentons-nous de rappeler que, chez les Grecs, la pourpre était une couleur royale; que, dans toute la ca­tholicité, elle revêt les cardinaux; enfin que, dans divers pays de l’Europe, le rouge est la couleur dominante dans les uniformes militaires et dans nombre de costumes populaires.

La conclusion de ce qui précède se formule d’elle-même. L’homme, d’intelligence peu développée encore, a des sens délicats, en ce qui concerne les exigences de la vie sauvage ; mais chez lui, la portion mentale de la sensibilité est rudimentaire. Il sent vive­ment et aime les impressions fortes, mais il est mal habile à no­ter, comparer, classer les sensations, à saisir les fines nuances. En résumé, sous ce rapport, comme sous bien d’autres, sa vie de conscience rappelle celle de nos enfants. En étudiant la phase rudimentaire du sens esthétique, nous rencontrerons bien d’au­tres analogies du même genre”. (Las notas remiten a: (2) Cook, Hist. univ. des voyages, vol. VIII, 429;  (3) De Rochas, Nouvelle-Calédonie, 183, y  (4) Tylor, New-Zealand and the Sew Zealanders, 95) (Livre II. De la vie sensitive dans l’humanité. Chapitre V. De la délicatesse des sens, pp.68-69)

Este libro formó el tomo VI de la Bibliothèque des Sciences Contemporaines. José Martí escribió Le Tourneau, pero este apellido como Letourneau en la portada de este libro y en la bibliografía consultada.

Portada del libro. Archivo del autor.

El autor

Charles Jean Marie Letourneau. Archivo del autor.

Charles Jean Marie Letourneau (1831-1902) fue un antropólogo y sociólogo francés. Ingresó en la Sociedad Antropológica de París en 1865. En 1887 ocupó el cargo de secretario de esta institución, el cual desempeñó hasta su muerte. Publicó una amplia obra, en la que se destacan La physiologie des passions (1868), La biologie (1877), Physiologie des passions (1878), Science et matérialisme (1879), La sociologie d’après l’ethnographie (1880), Questions de sociologie et d’ethnographie (1882), L’Évolution de la morale, leçons professées pendant l’hiver de 1885-1886 (1887), L’évolution du mariage et de la famille (1888), L’évolution littéraire dans les diverses races humaines (1894), La guerre dans les diverses races humaines (1895), L’évolution de l’esclavage dans les diverses races humaines (1897), L’évolution de l’éducation dans les diverses races humaines (1898), L’évolution religieuse dans les diverses races humaines (1898), La psychologie ethnique (1901) y La condition de la femme dans les diverses races et civilisations (1903).

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